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Lundi 21 mars 2011 1 21 /03 /Mars /2011 15:00
Reuters

En partenariat avec BNP Paribas Wealth Management, "Women equity for growth" a élaboré ce palmarès destiné à soutenir les PME dirigées par des femmes.

Et si les femmes étaient l'avenir du management ? Depuis dix ou quinze ans, différentes études pointent les performances des entreprises dirigées par des femmes ou ayant une importante présence féminine dans leurs instances dirigeantes. Des exemples ? Selon une étude de Catalyst, parmi les 500 premières entreprises mondiales, celles qui ont une forte présence de femmes dans leurs comités de direction affichent une rentabilité de 35% supérieure aux autres.

Comme le rappelle Dunya Bouhacène, présidente de l'association Women Equity for Growth (lire l'interview), une étude européenne réalisée en 2007 portant sur 600 entreprises dont la croissance a été financée par le capital-investissement a montré que les sociétés dirigées par des femmes enregistraient un chiffre d'affaires supérieur de 12% en moyenne, tout en consommant un tiers de capital en moins que celles dirigées par des hommes.

Et de fait, la création du palmarès que La Tribune publie aujourd'hui (à découvrir ici) est une initiative importante qui devrait interpeller bon nombre d'investisseurs. Pour autant, y a-t-il des différences fondamentales entre managements masculin et féminin ? Non, répondent les experts en techniques managériales. Mais tout est dans les styles et les approches.

Ne nous en déplaise, là encore diverses études montrent que les managers femmes sont plus capables d'empathie avec leurs collaborateurs, plus ouvertes aux autres, à d'autres manières de faire, donc à la diversité. Plutôt que de "jouer au chef", elles recherchent davantage l'adhésion, soucieuses de la cohésion de leurs équipes et de la préservation du capital humain.

Voulant conjuguer vie familiale et carrière, elles recherchent un équilibre entre toutes les dimensions de leur vie. En ce sens, elles sont en phase avec ce que les jeunes générations de cadres - l'avenir de nos entreprises - exigent de plus en plus.

Pour illustrer ce premier palmarès, nous avons choisi trois belles PME (ci-dessous) dans des secteurs difficiles où la réussite face aux concurrents est loin d'être évidente.

- Les Editions Belin sont entrées dans le XXIème siècle

- Horus Pharma lance une nouvelle gamme de soins

- Union Plastic soigne son outil de production et ses salariés

Qu'est-ce que le "Women equity growth index" ?

Afin de constituer son index de croissance, "Women equity for growth", en partenariat avec BNP Paribas Wealth Management, a retenu les 4.000 entreprises françaises (hors filiales, entreprises cotées ou franchisées, coopératives, etc...), ayant :

- réalisé un chiffre d'affaires supérieur à 4 millions d'euros sur les exercices 2008 et/ou 2009 et employant de 20 à 250 salariés
- déposé auprès du Greffe un minimum de trois années de compte
- des instances de direction féminisées (DG, PDG, gérantes)

Leur performance a été mesurée par cinq indicateurs dont la moyenne a donné le classement final :
- la croissance du CA sur la dernière année disponible (2009)
- La croissance moyenne du CA sur les trois dernières années
- La croissance en valeur du CA la dernière année
- La profitabilité sur la dernière année
- La croissance moyenne de l'excédent brut d'exploitation.

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Lundi 21 mars 2011 1 21 /03 /Mars /2011 14:57
Copyright Reuters
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La dégradation de l'environnement économique national et international freine la demande, et pèse sur le moral des dirigeants des PME.

Pour les PME, le redémarrage de l'activité sera long et très progressif si l'on croit les derniers résultats du baromètre Ipsos réalisé pour le compte de La Tribune et LCL. En mars, 59% des dirigeants de PME interrogés estimaient que le niveau d'activité de leur entreprise était inférieur à celui affiché avant le déclenchement de la crise à l'automne 2008.

Dans ce contexte, il n'est guère étonnant de constater une baisse de deux points de l'indice mesurant le moral des dirigeants en mars.

Cette mollesse de la reprise s'explique essentiellement par la faiblesse de la demande, qu'elle provienne de la grande consommation, des PME et surtout de l'international, celle-ci s'inscrivant en forte baisse en mars. "La demande en provenance de l'export est très volatile depuis le début de l'année, fluctuant au gré des incertitudes géopolitiques et économiques", constate Axelle Lacan, économiste chez LCL.

Sans surprise, même si les ventes aux pays d'Afrique du Nord et au Japon ne représentent que 4% et 1,5% des exportations totales tricolores, ces incertitudes s'expliquent en grande partie par les profonds bouleversements politiques en cours au Maghreb et par la triple catastrophe subie par l'archipel nippon. Problème, marqué par la remontée récente des cours des matières premières, l'environnement économique national n'est pas plus réjouissant malgré le lancement des plans export et simplification lancés par la nouvelle équipe gouvernementale.

Seule bonne nouvelle

Seule note positive, l'emploi est bien orienté, même si la fin des aides à l'apprentissage devrait inciter 42% des chefs d'entreprises à moins recourir à ce dispositif. "Le solde hausse-baisse des réponses sur le niveau d'embauche montre une progression positive de 9%. On passe de - 3% à + 6%. C'est la deuxième fois en quatre mois que l'embauche est au dessus de zéro. C'est une très bonne nouvelle", avance Yves Fradier, directeur de clientèle chez Ipsos. On peut donc espérer que, sur ce point, les stigmates de la crise soient bientôt effacés. En 2010, l'économie française a créé 164.000 emplois dans le secteur marchand après en avoir détruit 514.000 en 2008 et 2009 selon les calculs du Trésor (La Tribune du 11 janvier).

"Ces résultats sont compatibles avec notre scénario. Après des performances décevantes affichées fin 2010, l'activité au premier trimestre devrait faire preuve d'un certain dynamisme", explique Axelle Lacan. La Banque de France table par exemple sur un rebond de 0,8% du PIB au premier trimestre, loin du timide + 0,3% observé trois mois plus tôt. "Au-delà, la croissance devrait se tasser. La consommation privée devrait en effet souffrir du programme d'assainissement des finances publiques, de la remontée de l'inflation et du niveau élevé du chômage. L'investissement des entreprises devrait quant à lui poursuivre son lent redressement. Face à un environnement qui reste très incertain, un rebond vigoureux n'est pas à attendre", poursuit l'économiste.

 Découvrez l'intégralité du baromètre

 

Source : La Tribune.fr - 21/03/2011 | 10:36

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Lundi 21 mars 2011 1 21 /03 /Mars /2011 14:51

Le Centre de Formalités des Entreprises (CFE) est un interlocuteur incontournable pour le créateur d’entreprise. Un guichet unique existe pour les créateurs qui souhaitent faire immatriculer leur entreprise. Il s’agit des Centre de formalités des entreprises (CFE).

1. Immatriculation


A quoi sert le Centre de formalités des entreprises ?

Guichet unique pour les créateurs d’entreprise, le Centre de formalité des entreprises est l’institution qui transmet votre dossier aux différentes administrations qui valideront et procéderont à l’immatriculation de votre entreprise.
Le CFE a beau être un guichet unique, il est hébergé par divers types d’institutions correspondant à la nature de l’activité que vous créez et à la forme juridique de l’entreprise pour laquelle vous avez optée.
Voici les bonnes directions à prendre :
Pour une activité commerciale ou industrielle, ou une société commerciale n’ayant pas d’objet artisanal, c’est le CFE hébergé au sein de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) qui est compétent.
Pour une  activité artisanale ou mixte (artisanale et commerciale), ou si l’entreprise créée est une société ayant un objet artisanal, dirigez-vous vers le CFE hébergé à la Chambre de métiers.

2. Déclarations

A quoi sert le Centre de formalités des entreprises ?

Pour les personnes physiques, voyez avec le CFE des Urssaf. Pour les professions libérales, les sociétés civiles (SCI) ou les sociétés d’exercice libéral,  voyez avec le CFE des greffes du tribunal de commerce.

Enfin, si vous déclare une activité agricole, rendez-vous à la Chambre d’agriculture de votre département.

Lorsque le CFE a validé votre dossier, il se charge, en plus de l’immatriculation à l’Insee (avec le n  Siren correspondant) :

- De la déclaration aux services des impôts et à l’inspection du Travail.

- Des affiliations à l’Urssaf, à l’Assedic et aux caisses générales de la Sécurité Sociale.

- De l’immatriculation au registre du commerce et des sociétés.

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Lundi 21 mars 2011 1 21 /03 /Mars /2011 14:48

Les profits du CAC 40 : qui fait la course en tête ?argent.gif

Les entreprises du CAC 40 ont atteint des niveaux de profit élevés en 2010. Mais les leviers qui ont permis aux entreprises de bien performer ne sont pas homogènes : il existe plusieurs voies vers la rentabilité. Certaines entreprises maximisent leur marge en dominant leurs clients. D'autres en le séduisant par des promesses exagérées. D'autres enfin en leur fournissant de façon compétitive et productive des produits ou des services ajustés à leurs besoins.

La voie royale vers la rentabilité semble être la stratégie de domination . Dans le hit-parade des profits les plus élevés, on trouve sen effet sans surprise des entreprises en position de monopole ou d’oligopole « amical », dont le pouvoir de prix est conforté par la bienveillance du régulateur, et qui maximisent les revenus qu'elles tirent de leurs clients.

En tête Total, avec plus de 10 milliards de profit. Normal. Membre éminent d’un oligopole mondial, Total est capable de s’approprier une partie de la gigantesque rente pétrolière. La faible élasticité au prix des clients et la gestion fine des marges entre prix final des produits pétroliers ét pris du brut (dont une partie est conservée par les entreprises intégrées dans l'extraction) permettent à Total, comme à ses consœurs, de briller au firmament de la rentabilité mondiale.

Deuxième derrière Total, la BNP, avec près de 8 milliards de profit. La aussi une position de domination par rapport à ses clients entreprises ou particuliers, qui permets de maximiser l'écart entre coût des ressources et intérêts ou frais perçus. Le crédita la consommation est notamment une véritable rente perçue sur les ménages les plus modestes. Tout ceci conforté par la BCE qui maintient les taux à près de 0% et permets de dégager des marges élevés même en prêtant aux états. Et enfin les joies du trading, qui après le coût d’arrêt de la crise, est reparti de plus belle, fabriquant du profit sans créer de valeur…

Après deux entreprises en situation de domination, on trouve en troisième position une entreprise pratiquant une stratégie différente : la sur promesse. Sanofi Avantis a fabriqué 5,5 milliards de profits en  partie grâce à des molécules à faible intérêt thérapeutique, parfois dangereuses, dont la consommation est payée par la collectivité, et dont la commercialisation repose à la fois sur une réseau  de visiteurs médicaux persuasifs et séduisants, et sur l’instrumentalisation du corps médical, du haut en bas de sa hiérarchie.

Sanofi est suivi d’assez près par France Télécom, qui s’appuie sur son monopole du réseau filaire, et sur l’oligopole confortable du mobile en France, et par GDF Suez, dominant ses clients acheteurs de gaz, qui a augmenté de près de 40% le prix du gaz en quelques années, alors que le coût du gaz naturel baissait de 30%, sans que l'état n'intervienne.

Le quinté de tête du CAC 40 est ainsi constitué d’entreprises pratiquant des stratégies de domination ou de sur promesse vis à vis de leurs clients. Elles peuvent être productives et bien gérées. Mais l'essentiel de leur profit viens d'une rente de situation et d'une adaptation supérieure aux besoins du marché.

Les premières entreprises en situation concurrentielle sont regroupées un peloton formé de Renault, LVMH, Axa et L’Oréal (dans l’ordre), assez loin des vainqueurs. Soulignons l’exploit de Pelata, Arnaud, Castries ou Agon de réussir à gagner autant d’argent sans domination autre que celle  de leur compétitivité ou sans promesse autre que la réalité de leurs produits ou de leurs services.

Au total, dans le CAC 40, on trouve une dizaine d’entreprises en situation de domination utilisant leur pouvoir de prix. Elles représentent près de 50% du total des profits du CAC. Trois entreprises en sur promesse, fabriquant du profit grâce à un écart entre la promesse et la réalité du produit, et qui représentent 10% du total ; et une grosse vingtaine d’entreprises qui, comme L’Oréal, fabriquent du profit grâce à l’excellence de leur réponse aux besoins de leur client, et qui représentent à peine plus de 40% du total des profits du CAC.

Ainsi va la vie du capitalisme du début du XXI° siècle, avec les profits magnifiques des grandes entreprises en situation de domination. Des profits qui pèsent deux fois sur le pouvoir d’achat des ménages, la première en augmentant le prix des biens et services indispensables : essence, gaz, transports, médicaments, bientôt électricité ; et la deuxième en comprimant des salaires qui représente une part déclinante de la valeur ajoutée.

Des profits qui ne profitent pas à la collectivité, ni en emploi, ni en investissement, ni en pouvoir d’achat mais que se répartissent actionnaires et dirigeants. Alors que mesurent ces profits : la compétitivité de l’entreprise ou son pouvoir de prix ? La création de valeur pour la collectivité ou la captation de valeur à la collectivité ? Que « vaut » ce profit pour la société ?

A un an d’une élection présidentielle ou le pouvoir d’achat, le partage salaire/profit, les rentes de monopoles, l’inégalité des revenus, et l’emploi, seront implicitement ou explicitement au cœur du débat, la nature du profit dans le capitalisme contemporain mérite peut-être quelques réflexions de fond.

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Lundi 21 mars 2011 1 21 /03 /Mars /2011 14:39

 

 Dans le monde complexe et incertain dans lequel évoluent les entreprises de nos jours, l'importance des connaissances comme composantes essentielles de la compétitivité est de plus en plus évidente. La gestion des connaissances est une préoccupation majeure des gestionnaires: comment acquérir, retenir, transférer et appliquer des connaissances de façon à faire mieux que la concurrence? Les connaissances de l'entreprise peuvent bien sûr se développer à l'interne.

Cependant, le processus de création de connaissances à l'interne est risqué, coûteux et souvent insuffisant puisque la complexité des nouvelles technologies fait en sorte que les entreprises sont incapables de maîtriser toutes les connaissances nécessaires pour la production de biens et de services. Ainsi, il est essentiel pour les entreprises de gérer la connaissance au-delà de leurs frontières et de faire participer leurs partenaires d'affaires dans leur processus d'apprentissage. En particulier, les relations client-fournisseur dans la chaîne logistique offrent un contexte propice à l'apprentissage interorganisationnel.

 

Longtemps confinée à un mécanisme de production et de distribution, la chaîne logistique est désormais considérée comme un lieu d'échange et de propagation de connaissances entre les différents partenaires d'affaires. De plus en plus, les échanges client-fournisseur vont au-delà des données facilement transmissibles tels les ventes, les prévisions, les promotions et le niveau de stocks, pour inclure des échanges de savoir-faire, beaucoup plus difficiles à transférer entre entreprises. Par exemple, des donneurs d'ordres s'investissent dans le développement de leurs fournisseurs afin d'améliorer leur performance et ainsi augmenter la valeur des produits achetés.

 

Les partenaires dans la chaîne échangent des connaissances sur des techniques de production telles que la gestion intégrale de la qualité (TQM) ou la production épurée (lean). Ce savoir-faire est très concret et dépend fortement du contexte de production dans lequel on l'applique. Les constructeurs automobiles, spécialement les japonais, sont très actifs dans le développement fournisseur. Nos recherches dans le secteur aéronautique nous indiquent que les donneurs d'ordres québécois s'investissent aussi dans l'amélioration des compétences de production de leurs fournisseurs.

 

Nombreux bénéfices

 

Les bénéfices des échanges de connaissances client-fournisseur sont nombreux. Pour le client, l'amélioration de la performance du fournisseur se traduit par de meilleurs produits, moins chers, et dans des conditions plus favorables en matière de délais de livraison. Le développement fournisseur permet également d'accroître le bassin de fournisseurs compétents, ce qui diminue les risques pour l'acheteur. Finalement, le partage de connaissances ne se fait pas exclusivement dans une seule direction: les clients peuvent aussi apprendre de leurs fournisseurs de meilleures façons de faire. Du côté des fournisseurs, un échange de connaissances réussi avec un client permet de devenir plus performant et ainsi augmenter les volumes de ventes pour le client avec lequel on fait le partage et éventuellement pour d'autres clients actuels ou potentiels.

 

Et les risques?

 

Si les bénéfices du partage des connaissances dans la chaîne sont évidents, les risques ne sont pas négligeables. Le transfert de connaissances est très difficile. En dépit des efforts des deux entreprises concernées, il se peut que ni le client ni le fournisseur n'améliorent leur performance. Comment augmenter les chances d'un transfert réussi? La confiance et l'engagement sont des qualités essentielles de la relation client-fournisseur. On ne s'engage dans des efforts de partage des connaissances qu'avec un très petit nombre de partenaires dans la chaîne.

 

Le choix du partenaire est donc crucial. En plus d'avoir une relation proche, il est aussi nécessaire de mettre en place des mécanismes pouvant soutenir l'échange de savoir-faire. Les rencontres face à face, de longue durée et sur le plancher sont celles qui ont le plus de chances de permettre l'échange. Le partage de connaissances demande alors des efforts soutenus des deux partenaires. Il y aussi les risques de fuites de connaissances vers la concurrence.

 

Puisque le fournisseur peut travailler également pour d'autres clients, il est possible qu'il applique les connaissances résultant des efforts d'un de ses clients pour des produits et services destinés à d'autres clients. Le fournisseur, pour sa part, risque de partager des informations qui pourraient être utilisées de façon opportuniste par son client, notamment sur ses coûts de production. Seules la qualité de leur relation et leur dépendance mutuelle peuvent les protéger partiellement d'éventuels comportements opportunistes de part et d'autre.

 

Pour maintenir leurs avantages concurrentiels, les entreprises doivent profiter de toutes les occasions d'apprentissage offertes. Les partenaires dans la chaîne logistique sont souvent très bien placés pour devenir des sources de connaissances. Les risques des efforts de partage de connaissances sont importants, mais les bénéfices potentiels nous indiquent qu'il s'agit d'une voie à explorer.

 

 

Claudia Rebolledo - Professeure en gestion des opérations et de la logistique à HEC Montréal.

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Lundi 21 mars 2011 1 21 /03 /Mars /2011 11:28

EMPLOI - Les jeunes de banlieue, les seniors, les personnes handicapées, les femmes... Des boulets de la performance économique française? Pas si sûr...

Selon une étude du cabinet Goodwill Management pour IMS Entreprendre pour la cité, la diversité des ressources humaines augmenterait la rentabilité de l’entreprise de 5% à 15%. Tour d'horizon des idées reçues qui ont du plomb dans l’aile.

Les seniors coûtent cher et sont moins productifs que les jeunes
Eh bien non, si l’entreprise a mis en place un management adapté, les «vieux» sont même plus performants (+4%) que les juniors. Leur éventuelle baisse d’aptitude physique est largement compensée par l’expérience acquise et partagée. De plus, ils semblent moins sujets au stress que leurs cadets. A poste équivalent, les plus âgés ne coûtent pas plus chers que les plus jeunes. «Cette perception erronée vient du fait qu’en réalité, le salaire augmente en fonction de la performance et du niveau de responsabilité, deux variables souvent corrélées à l’âge», commentent les auteurs de l’étude.

Les femmes et les salariés issus des minorités visibles, même combat, jamais là
Perdu! A part pendant leur congé maternité, les femmes ne sont pas plus absentes que les hommes. Un bémol toutefois, l’étude note un pic d’absentéisme des femmes de plus de 50 ans. Mais au lieu de les fustiger, les employeurs feraient mieux de s’attarder sur les causes de ces absences (démotivation liée au plafond de verre, pénibilité…) et d’essayer de les corriger. Quant aux salariés issus des minorités visibles, ils présentent un taux d’absentéisme plus faible (5 jours) que les autres (11 jours).

Les personnes handicapées, contre productives
Mauvaise pioche. La différence d’aptitude d’un travailleur handicapé et d’une personne valide est très faible voire nulle dès lors que le poste de travail est adapté.

Equipe diverse… se disperse
C’est exactement l’inverse. Diversité = productivité accrue. L’analyse de plusieurs unités de production tend à prouver que les plus performantes sont celles qui ont le taux d'emploi de travailleurs handicapés le plus élevé, un encadrement de proximité fortement féminisé et un fort emploi des salariés seniors.

Sylvie Laidet
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